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MASTERCLASS de Esmeralda Calabria: «La réécriture du film, dialogue entre monteur et réalisateur»

Esmeralda Calabria

27 Septembre 2024

 

Masterclass de Esmeralda Calabria à l’ISMAC de Rabat – à 10:30

«La réécriture du film, dialogue entre monteur et réalisateur»

 

Projection du Film “Parlez à voix basse” – à l’ISMAC

SYNOPSIS:

Albanie, le pays le plus impénétrable des anciens pays communistes d’Europe. Isolationniste, sta­liniste et antirévisionniste. Le poids d’une mé­moire qui, plus de 30 ans après la chute du ré­gime, cohabite avec tous les personnages rencontrés dans le film. Musiciens, acteurs, réa­lisateurs, privilégiés et déclassés racontent les contradictions d’un système qui a le visage du dictateur Enver Hoxha, qui, tel un Grand Père, a donné et retiré. Un passé encombrant qui ac­centue les fragilités et les ambiguïtés de la jeune démocratie. Tout ce qui peut aujourd’hui sem­bler une parodie ne l’était pas à l’époque, et Redi Hasa, violoncelliste, commence un voyage qui part des souvenirs, de la peur d’oublier et du désir de stopper le temps.

 

Esmeralda Calabria

Née à Rome en 1964, Esmeralda Calabria a col­laboré en tant que monteuse avec plusieurs réa­lisateurs, dont Roberto Andò, Francesca Archi­bugi, Giorgio Diritti, les frères D’Innocenzo, Nanni Moretti, Giuseppe Piccioni, Michele Pla­cido et Paolo Virzì. Au cours de sa carrière, elle a remporté trois David di Donatello, deux Ciak d’oro et deux Nastri d’Argento pour son travail de montage. En tant que réalisatrice, elle a réa­lisé en 2007, avec Peppe Ruggiero et Andrea D’Ambrosio, son premier long-métrage Biùtiful cauntri, qui a remporté une mention spéciale au Torino Film Festival et le Nastro d’Argento du meilleur documentaire distribué. En 2016, elle a fondé la société de production Akifilm, avec la­quelle elle a produit les documentaires Upwel­ling de Pietro Pasquetti et Silvia Jop (Prix du Jury au Vision du Réel de Nyon) ; Lievito madre, dont elle a signé le montage et la réalisation avec Concita De Gregorio (Événement spécial à la Mostra de Venise 2017) ; In questo mondo d’Anna Kauber, lauréat de la section Italiana.doc au Torino Film Festival 2018 ; et le court-métrage Preghiera della sera de Giuseppe Piccioni (Oriz­zonti, Mostra de Venise 2021). Après Parlate a bassa voce, elle a réalisé Ceramics of Italy. Un viaggio nella sostenibilità (2023) et monté I diari di mio padre (2024) d’Ado Hasanovic

 

Notes sur le film

Présenté au Torino Film Festival 40, Parlate a bassa voce est, selon les mots de la réalisatrice, « la tentative fragmentaire de raconter ce senti­ment qui n’accepte pas, comme seule issue, d’oublier, d’effacer le passé, de cacher la honte et d’accepter un avenir sans conditions parce que rien ne peut être pire que ce qui a été. Il n’est même pas permis d’être trop pointilleux face aux nouvelles injustices de la jeune démo­cratie, on n’en a pas le droit. On ne peut pas prétendre tout raconter, mais ouvrir des fe­nêtres, entrer et sortir. La caméra se déplace avec des corrections de cap continues, des ra­tures, des omissions, des épisodes survenus sur le moment et, dans certains cas, une véritable mise en scène, construite, volontairement artifi­cielle, pour tenter une synthèse impossible. »

  • Organisé par: Ambassade d'Italie à Rabat, Institut Culturel Italien de Rabat, Association Methexis Onlus
  • En collaboration avec: Fondation Hiba, Cinéma Renaissance de Rabat, l'Institut Supérieur des Métiers de l'Audiovisuel et du Cinéma de Rabat (ISMAC)