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Chants de femmes méditerranéennes : Un pont entre les cultures

Mimmo Palladino, Senza titolo, 1995, (part.)

11 Janvier 2026 au Palais des Institutions Italiennes de Tanger à 12h00

« Voix de femmes en Méditerranée »

À l’occasion du 2 500e anniversaire de la fondation de Naples, ce concert rend hommage à la figure féminine en Méditerranée, trait d’union entre les cultures, les langues et les sensibilités.

Naples, comme Tanger, est une ville côtière, un carrefour de peuples et de civilisations. Sa musique entrelace les influences grecques, arabes, françaises et espagnoles, dans un dialogue constant d’influences artistiques et spirituelles.

La femme méditerranéenne est voix, mémoire et force créatrice. Elle est mère, elle est inspiration. Une présence profonde qui résonne également dans la culture musicale marocaine, où le chant féminin et la spiritualité soufie incarnent des formes élevées d’identité et d’appartenance.

L’essence féminine au fondement de la civilisation méditerranéenne.

Les chants de femmes tissent des voies invisibles par lesquelles se transmet un savoir immatériel d’une rive à l’autre de la Méditerranée, nourri par un échange continu entre les terres baignées par cette mer.

Un dialogue polyphonique entre des femmes de pays et de cultures différents, unies autour de cette même mer, entreprenant un voyage aux sources d’une identité commune.

Les interprètes :

L’ensemble musical féminin Rhoum EL BAKKAL, un groupe de jeunes femmes âgées de 15 à 22 ans, appelé Akhawat Al-Fane Al-Assil (« Les Sœurs de l’Art Originel »), dirigé par Rahoum Bekkali, actuelle gardienne du Hadra de Chefchaouen, un important patrimoine de paraboles et de poèmes religieux, d’invocations et de chants folkloriques.

L’ensemble Akhawatel-Fane el-Assil se consacre à la préservation de cet héritage ancestral du soufisme et des traditions populaires, en y insufflant créativité et originalité. Les paroles des chants sont des poèmes en arabe issus de la tradition familiale Bekkali et du répertoire soufi des chants Sama’a, composés par des maîtres de la tradition arabo-andalouse tels qu’Ali al-Halabi, Abu Mohammed al-Harraq et al-Shushatri. Pour la Hadra, les chanteuses sont vêtues des costumes traditionnels des fêtes féminines du Rif. Certaines sont assises à même le sol en demi-cercle, d’autres jouent de divers tambours (bendir, darbuka, tabl, tar, ta’rija) ; d’autres encore, debout, chantent en frappant des mains et en se balançant dans tous les sens selon les techniques de transe légèrement stylisées de la Hadra féminine. La soliste (munshida) Sana Kallouche, dotée d’une voix splendide, orne avec finesse les mélodies, soutenue par un chœur féminin harmonieux. Elle chante parfois seule ou discrètement accompagnée au oud par Rahoum Bekkali. Le Hadra des femmes de Chefchaouen captive autant par la poésie de ses textes et de ses mélodies que par la beauté de sa forme plastique et chorégraphique. D’un début vif et majestueux, le Hadra introduit progressivement des mouvements rythmiques qui s’animent peu à peu grâce aux percussions et au zaghrudah des jeunes filles (un cri typique des femmes arabes), atteignant son apogée dans une sorte d’extase qui en constitue l’essence même.

La soprano Letizia Calandro accompagnée par Sonia Maurer à la guitare et par Valentina Ferraiuolo au tambourin, narre, à travers ses chants, une identité partagée et fluide, faite de racines communes, d’affinités émotionnelles et d’influences musicales précieuses entre les deux rives de la Méditerranée. Une beauté authentique, alliant passion populaire et raffinement expressif.

Des moments musicaux communs permettront, grâce à une identité sonore méditerranéenne commune, de faire dialoguer la tradition musicale napolitaine avec celle du Hadra de Chefchaouen.

  • Organisé par: Ministero degli Affari Esteri e della Cooperazione Internazionale - Direzione Generale per la Diplomazia Pubblica e Culturale; Ambasciata d’Italia a Rabat; Istituto Italiano di Cultura di Rabat; Consolato Generale d’Italia a Casablanca
  • En collaboration avec: Ministère de la Culture d'Italie, Région Campania, Museo Novecento à Naples au Castel Sant’Elmo, Fondazione Donnaregina pour les Arts Contemporains – Musée MADRE, Comité National Italien de Musique – CIDIM.